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San Adrián de Sasabe
C'est un des monuments les plus importants mais aussi inconnu de la Vallée d'Aragón. Situé dans la municipalité de Borau, durant plusieurs siècles il fut occulté sous la terre et sa structure traversé par un torrent.
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San Adrián de Sasabe |
En 1957, elle récupera la luminosité mais les constantes filtrations continuent à être son grand problème. Dans les dernières semaines est annoncé l'iminent début des chantiers qui prétendent à freiner sa constante détérioration. L'église romane construite au XIIème siècle que nous pouvons contempler aujourd'hui est l'ultime vestige d'un monastère de plus grandes dimensions erigé dans la confluence des affluents Calcil et Lupán, à l'origine du fleuve Lubierre.
A la fin du XVIème siècle les voisins de Borau souhaitèrent récuperer le culte et dressèrent une ermite sur les murs qui se conservaient encore de l'église originale. Les deux constructions dissimulées dans deux époques différentes s'apprécient parfaitement aujourd'hui. Plusieurs théories montre que San Adriàn fut un monastère visigoth dans lequel se réfugièrent les êveques de Huesca dans leur fuite de l'invasion arabe. Avec eux ils amenèrent le Saint Grial, ce qui explique une bonne partie de la grande transcendence historique de l'église durant la chrétienté. De ce fait, il parait claire que le monastère fut le siège des êveqes d'Aragón à partir du Xème siècle et jusqu'à que se créa le siège de Jaca en 1077.
San Adrìan de Sasabe est composé d'une seule nef rectangulaire avec un presbytère et une abside semicirculaire couvert par une vôutede quatre sphères. L'intérieur est extrêmement sévere. A l'extérieur les détails arquitectoniques sont plus abondants et ainsi nous pouvons observer un simple échiquier qui encadre la porte sud. Le portail occidental offre de nombreuses influences de l'art roman jaquésain et des caratéristiques qui rappellent la proche ermite de Santa Maria de Iguacel. |